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Canicule: la vigilance rouge s'étend, le risque d'incendies sous surveillance
information fournie par AFP 11/07/2026 à 18:49

Deux femmes se rafraîchissent à l'aide de ventilateurs portables, au pied de la tour Eiffel, à Paris, le 10 juillet 2026 ( AFP / Behrouz MEHRI )

Deux femmes se rafraîchissent à l'aide de ventilateurs portables, au pied de la tour Eiffel, à Paris, le 10 juillet 2026 ( AFP / Behrouz MEHRI )

La France s'enfonce dans la fournaise en ce premier grand week-end de départs en vacances: plus d'un tiers du pays sera en vigilance rouge dimanche en raison d'une canicule qui fait craindre la propagation d'incendies.

L'ensemble de la région parisienne, mais aussi la Bretagne, les Pays de la Loire ou encore le Centre-Val de Loire, soit 24 départements, sont placés samedi au niveau d'alerte maximal par Météo-France.

Treize autres les rejoindront dimanche, de la Bourgogne au Midi. Au total, 26 millions d'habitants seront concernés par la vigilance rouge, selon un calcul de l'AFP à partir des données annuelles de l'Insee.

Un écran d'information municipal affiche une alerte météo rouge Canicule à Lorient, le 10 juillet 2026 dans le Morbihan, lors d'une nouvelle vague de chaleur en France ( AFP / Fred TANNEAU )

Un écran d'information municipal affiche une alerte météo rouge Canicule à Lorient, le 10 juillet 2026 dans le Morbihan, lors d'une nouvelle vague de chaleur en France ( AFP / Fred TANNEAU )

Seule une poignée de départements du sud de la France reste épargnée par le troisième épisode caniculaire que subit le pays en deux mois.

Les fortes chaleurs devraient persister jusqu'au milieu de la semaine prochaine.

Samedi à 17H00, le mercure a atteint 40,2°C à Saint-Laurent-du-Pape (Ardèche), 38,8°C à Saint-Girons (Ariège) et 38,6°C à Saintes, en Charente-Maritime, selon les relevés communiqués par Météo-France. Le thermomètre a tutoyé 37°C à Paris.

Un champ de maïs asséché lors de la canicule à Saint-Dolays, dans le Morbihan, le 9 juillet 2026 ( AFP / Fred TANNEAU )

Un champ de maïs asséché lors de la canicule à Saint-Dolays, dans le Morbihan, le 9 juillet 2026 ( AFP / Fred TANNEAU )

La SNCF a indiqué assurer un service grande vitesse "normal" pendant le pont du 14-Juillet, avec 3.700 TGV prévus sur le week-end, mais compte supprimer un train Intercités sur trois aux heures chaudes de la journée tout en offrant des solutions de remplacement en autocar.

Sur les routes, Bison Futé a appelé à "redoubler de prudence" en raison de la chaleur dans les bouchons, dont 900 kilomètres ont été comptabilisés samedi à la mi-journée.

32 personnes en garde à vue

Dans ce contexte, les incendies se sont multipliés ces derniers jours. "Neuf départs de feu sur dix sont dus à une activité humaine. Une seconde d'inattention peut menacer des familles, mettre en danger ceux qui nous protègent et détruire nos paysages", a mis en garde Emmanuel Macron dans un message sur X. Les autorités ne laisseront "rien passer", a prévenu le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez qui a indiqué que 32 personnes avaient été placées en garde à vue depuis le début de l'été.

Une femme profite de l'ombre d'un arbre lors de la canicule, le 10 juillet 2026 à Lorient, dans le Morbihan   ( AFP / Fred TANNEAU )

Une femme profite de l'ombre d'un arbre lors de la canicule, le 10 juillet 2026 à Lorient, dans le Morbihan ( AFP / Fred TANNEAU )

Plus de 25.000 hectares ont brûlé depuis le début de l'année, soit près du double de ce qui était mesuré en 2025 à la même date, d'après la Sécurité civile.

Si leur bilan humain n'est en rien comparable à celui qui a fait au moins douze morts dans le sud de l'Espagne, des feux épars ont été signalés dans de nombreuses zones, dans le sud (Pyrénées-Orientales, Drôme), mais aussi dans des régions moins rodées à ces incendies estivaux: ainsi à La Plaine-sur-Mer en Loire-Atlantique, où 220 personnes ont dû être évacuées d'un camping et d'habitations, ou encore dans l'Indre.

Une personne prend le métro avec un ventilateur, à Paris, le 10 juillet 2026 ( AFP / Behrouz MEHRI )

Une personne prend le métro avec un ventilateur, à Paris, le 10 juillet 2026 ( AFP / Behrouz MEHRI )

Les canicules à répétition sont un marqueur sans équivoque du changement climatique, principalement causé par la combustion du charbon, du pétrole et du gaz, ont montré les climatologues. Les épisodes de ce type sont appelés à se multiplier, avec de lourdes conséquences humaines et économiques, et une nécessaire adaptation des infrastructures.

Pour pouvoir maintenir sa production, la centrale nucléaire de Bugey (Ain) a obtenu une dérogation environnementale concernant les températures de ses rejets d'eau, selon une décision de l'Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR). Dans le Sud-Ouest, 20.000 foyers ont été privés d'électricité samedi matin.

Une ferme partiellement détruite par un incendie, à Saint-Michel-en-Brenne, dans l'Indre, le 10 juillet 2026 ( AFP / Alain JOCARD )

Une ferme partiellement détruite par un incendie, à Saint-Michel-en-Brenne, dans l'Indre, le 10 juillet 2026 ( AFP / Alain JOCARD )

L'exécutif a essuyé de nombreuses critiques mettant en cause une "impréparation" face aux chaleurs extrêmes. Une surmortalité a d'ores et déjà été enregistrée, en particulier chez les personnes âgées de plus de 75 ans.

Tour Eiffel et musées fermés plus tôt

Autre conséquence des chaleurs extrêmes, une augmentation du nombre de noyades, de l'ordre de 20% par rapport à l'année dernière selon le gouvernement: 131 personnes se sont noyées depuis le 19 juin, notamment des mineurs et des plus de 60 ans, selon les autorités.

Des personnes se rafraîchissent sous des brumisateurs à Paris, le 10 juillet 2026 ( AFP / DIMITAR DILKOFF )

Des personnes se rafraîchissent sous des brumisateurs à Paris, le 10 juillet 2026 ( AFP / DIMITAR DILKOFF )

Les rendez-vous festifs et les loisirs eux aussi pâtissent de l'épisode caniculaire.

A Paris, les institutions touristiques majeures que sont la tour Eiffel, le Louvre et le musée d'Orsay ont avancé leur fermeture de quelques heures.

Une touriste se protège du soleil sous un parapluie, le 10 juillet 2026 à Paris  ( AFP / Behrouz MEHRI )

Une touriste se protège du soleil sous un parapluie, le 10 juillet 2026 à Paris ( AFP / Behrouz MEHRI )

Le préfet de police a fait annuler les très populaires bals des pompiers des 13 et 14 juillet, de même que des événements sportifs prévus en plein air ou dans des lieux non climatisés. Et partout en France, des villes ont renoncé aux feux d'artifice de la fête nationale.

3 commentaires

  • 20:48

    Plutôt s'orienter sur des soirées / nocturnes. Qui va aller visiter un musée à 5h ?...


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